15/12/2025
Les LGB ne forment pas un bloc politique
Premier enseignement du sondage IFOP/Têtu de 2022, et sans doute le plus solide, les LGB ne constituent pas un électorat homogène. L’étude montre que les intentions de vote des personnes lesbiennes, gays et bisexuelles se répartissent sur l’ensemble de l’échiquier politique. Aucune famille politique ne dépasse à elle seule une majorité.
On observe ainsi, à grands traits :
• 27% d’intentions de vote pour la droite « radicale »,
• 23% pour le centre,
• 19% pour la gauche « modérée »,
• 16% pour la gauche « radicale »,
• et 15% pour la droite « modérée ».

GR : N. Arthaud, P. Poutou, F. Roussel, JL Mélenchon – GM : A. Hidalgo, C. Taubira, Y. Jadot – C : E. Macron – DM : V. Pécresse - DR : N. Dupont-Aignan, M. Le Pen, E. Zemmour

La conclusion est sans appel. Dire que “les homos votent à gauche” est statistiquement faux. Votent-ils pour autant spécifiquement à droite ?
Oui, il existe un vote LGB de droite, y compris à l’extrême droite
C’est le point qui surprend le plus et qui fait souvent polémique, mais il est clairement documenté.
Chez les personnes homosexuelles et bisexuelles interrogées en 2022, la droite « radicale » recueillait environ 27% des intentions de vote. Ces scores étant souvent plus élevés chez les hommes gays (31%) que chez les lesbiennes (27%), mais moins que l’ensemble des électeurs (34,5% dans ce sondage).
Les LGB qui votent à droite ne votent pas “en tant que LGB”
Ce que montrent les chiffres, c’est surtout autre chose : les LGB qui votent à droite ne votent pas prioritairement sur des enjeux liés à leur orientation sexuelle. Leurs motivations recoupent largement celles du reste de l’électorat français : le sentiment d’insécurité, les inquiétudes liées à la santé, à l’éducation, à l’immigration, au déclassement social mais aussi le rejet des élites politiques.
Autrement dit, leur orientation sexuelle ne détermine pas la hiérarchie des priorités politiques.
Le résultat de la même étude pour l'ensemble de l'électorat, pour comparaison :
Des droits largement acquis, des préoccupations déplacées
Autre évolution majeure : pour beaucoup de lesbiennes, gays et bisexuels, les droits fondamentaux sont aujourd’hui perçus comme largement acquis. Mariage, adoption, protection juridique, ces avancées ont profondément modifié le rapport à la politique. La question strictement LGB est devenue secondaire pour une partie importante de l’électorat homosexuel, au profit d’enjeux plus larges comme la sécurité, le pouvoir d’achat, la cohésion sociale ou la laïcité.
C'est aussi pour cela que le lien automatique entre homosexualité et vote de gauche, hérité des décennies passées, ne tient plus.
LGB et personnes trans : deux réalités électorales distinctes
Une confusion fréquente alimente pourtant le cliché du « vote homo de gauche » : l’assimilation des LGB au vote des personnes trans. Or, les données montrent un contraste net.
Toujours selon l’étude de 2022, lorsque l’on observe les intentions de vote selon l’identité de genre :
• les personnes trans votent massivement à gauche (46% cumulés), en particulier pour Jean-Luc Mélenchon et la gauche « radicale » (33%)
• le centre et la droite « modérée » y sont beaucoup plus faibles (20% et 7%),
• le vote de droite « radicale » y existe aussi (26%) mais reste inférieur à celui observé chez les gays (31%) et lesbiennes (27%).
Là où le vote LGB est éclaté, le vote trans est idéologiquement concentré.

Le sondage révèle également un autre écart important entre LGB et T : les personnes trans interrogées sont surreprésentées parmi les jeunes, les personnes très politisées et celles se déclarant proches d’un parti politique.
À l’inverse, chez les LGB non trans, l’absence de proximité partisane est très élevée et le rapport à la politique est souvent plus distancié, plus pragmatique.
Assimiler les LGB à ce vote trans très polarisé conduit donc à une lecture erronée de la réalité électorale.
Immigration, insécurité et vote de rupture
Un autre facteur majeur, souvent invisibilisé dans le débat public, pèse lourdement sur certains choix électoraux : l’expérience vécue. De nombreux LGB évoquent des insultes homophobes dans l’espace public, des agressions verbales ou physiques, une autocensure croissante (gestes, attitudes, vêtements), un sentiment d’insécurité dans certains quartiers ou transports.
Pour une partie des lesbiennes, gays et bisexuels, la question de l’immigration n’est pas abstraite. Elle est liée, à tort ou à raison, à ce vécu quotidien de l’homophobie, parfois associé à des cultures où l’homosexualité reste fortement réprimée.
Face à ce sentiment d’insécurité, certains font le choix d’un vote de rupture, y compris vers l’extrême droite, non par rejet de leurs droits, mais par crainte de les voir reculer dans les faits.
Le sentiment d’abandon de la gauche
Beaucoup de LGB expliquent leur éloignement de la gauche par sa minimisation ou son déni de l’homophobie dans certains milieux, le renvoi systématique de toute critique vers la qualification d’« extrême-droite » ou encore l’impossibilité de nommer certains faits sans être accusé de racisme ou de stigmatisation.
Le résultat est souvent le même : sentiment d’abandon, impression que leurs préoccupations ne sont plus audibles et rupture de confiance avec la gauche institutionnelle et militante.
Il ne s’agit pas tant d’un amour de l’extrême droite que d’un désaveu de la gauche.
Le RN : un vote de rupture plus qu’un vote d’adhésion
Pour rester honnête, un point doit être clairement posé. Le Rassemblement National instrumentalise souvent ces peurs, sans offrir de garanties solides sur les droits LGB. Son discours fonctionne souvent comme un exutoire, un vote-sanction ou un vote de protection symbolique.
Beaucoup de LGB qui votent RN le font sans illusion, parfois en précisant : « Je vote contre quelque chose, pas pour un projet. »
Une recomposition encore en cours
Depuis 2022, année de l’étude de l’IFOP, la gauche « radicale » a renforcé son ancrage auprès d’un électorat très favorable à l’immigration et aux revendications identitaires, défendant notamment le port du voile, certaines lectures communautaires, la « créolisation » de la société française et se voyant souvent reprocher de fermer les yeux sur l’entrisme de l’Islam politique dans la société française.
Cette évolution crée un décalage croissant avec une partie des lesbiennes, gays et bisexuels, attachés à la laïcité, préoccupés par l’homophobie culturelle et le déclassement de leurs enjeux propres.
Les élections à venir, et notamment la présidentielle de 2027, permettront de vérifier si cette recomposition se traduit durablement dans les urnes.
Conclusion
Les données disponibles sont claires : les LGB ne sont ni de gauche par nature, ni de droite par réaction. Ils votent comme le reste des Français, selon leur âge, leur milieu social, leurs expériences, leurs priorités et leur rapport au monde politique.
Persister à les enfermer dans un stéréotype idéologique, c’est refuser de voir la diversité réelle des parcours et des choix au sein de la population LGB.
Zadig
25/11/2025
Les Frères musulmans ont depuis plusieurs années une stratégie redoutablement efficace, celle de reprendre le langage "woke" pour infiltrer la gauche radicale. Ils adoptent son vocabulaire (oppression, racisme systémique, privilège blanc, colonialisme…), se présentent comme les "vraies victimes" d'un système oppressif, et parviennent ainsi à être accueillis comme des alliés naturels des mouvements sociaux.
Mais derrière cette façade, ils continuent à promouvoir une vision religieuse profondément conservatrice et hostile à l'égalité.
Et ça fonctionne : une partie de la gauche intersectionnelle a intégré l'idée qu'il ne faut surtout pas critiquer l'islamisme. Ce serait islamophobe.
Résultat : on ferme les yeux sur le sexisme, l'homophobie, l'antisémitisme, dès qu'ils viennent d'un groupe perçu comme opprimé.
Les récents exemples de Sabrina Decanton, candidate EELV à Saint-Ouen, ou même lors des conflits rencontrés au sein de la flottille en route pour Gaza, nous montrent les limites de ce phénomène pour les personnes "LGBT+". Voilà ce qui arrive quand on accepte des alliés qui rejettent nos valeurs fondamentales.
Cette alliance est donc un leurre. Non, les Frères musulmans n'adoptent pas le progressisme, ils s'en servent comme cheval de Troie pour imposer leurs normes.
Et devinez qui perd dans ce jeu ? Les femmes, les homosexuels, les laïcs, les minorités religieuses, toutes les personnes que la gauche prétend défendre.
La leçon est simple. On ne peut pas mélanger luttes égalitaires et mouvements religieux réactionnaires. À la fin, ce ne sont pas les valeurs progressistes qui gagnent. Ce sont elles qui s’effondrent.
Il est donc temps pour les personnes LGB de cesser d'être dupes de ces alliances de façade et de regarder la réalité en face. Continuer à croire que des mouvements fondamentalistes pourraient soudainement embrasser l'égalité relève de la naïveté, et cette naïveté a un coût. Si les LGB ne reprennent pas eux-mêmes en main la défense de leurs droits, d'autres le feront à leur place, et pas dans leur intérêt. Il devient urgent de sortir de la passivité, de cesser de déléguer la définition du progressisme à ceux qui ne partagent ni nos valeurs ni nos combats, et d'assumer une vigilance active. Car dans cette partie, ceux qui ne se protègent pas finissent toujours par se faire dévorer, non par surprise, mais par manque de lucidité.
Zadig
18/11/2025
[Focus LGB]
Bonjour et merci, Karlee. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter et expliquer brièvement ton parcours ?
[Karlee Monster]
Je m’appelle Karlee Monster sur les réseaux sociaux. J’ai récemment pris la parole sur la question des détransitions, parce que je suis directement concernée : je regrette ma transition ainsi que ma vaginoplastie.
Aujourd’hui, je détransitionne à ma manière, avec la conscience que certains changements sont irréversibles. Je partage mon histoire pour sensibiliser, autant les jeunes que les moins jeunes, afin d’éviter que d’autres vivent ce que j’ai vécu.
Dans tes vidéos, tu expliques avoir voulu “fuir qui tu étais vraiment”. Qu’est-ce qui t’a poussée à transitionner si jeune, à 17 ans ? L’homophobie intériorisée a-t-elle joué un rôle ?
Oui, je pense clairement que l’homophobie intériorisée a joué un rôle. J’ai grandi dans une famille homophobe et j’avais honte d’être un jeune homosexuel. Même marcher dans la rue en tenant la main de mon copain me mettait mal à l’aise. Ce n’est pas la seule cause, mais ça a beaucoup pesé.
Ce qui m’a poussée à transitionner, concrètement, c’est aussi la découverte sur YouTube et les réseaux sociaux de personnes expliquant qu’on pouvait changer de genre facilement. Leur discours m’a séduite, et je me suis lancée dedans sans vraiment réfléchir.
Mon objectif, à l’époque, c’était de “rentrer dans la normalité”. J’étais un jeune homosexuel dont on voyait l’orientation dans l’apparence et les manières, et je voulais absolument avoir un passing féminin irréprochable pour échapper aux moqueries, au rejet, au regard des autres.
À l’époque, comment les professionnels t’ont-ils accompagnée ? As-tu eu le sentiment d’être réellement entendue, ou plutôt que ton désir de transition a été validé trop facilement ?
J’ai été suivie pendant deux ans par un psychologue, parce que c’était obligatoire à l’époque, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui et je trouve ça très problématique.
Mais je suis tombée sur un psychologue qui ne connaissait absolument rien au sujet des transitions. Avec le recul, j’ai vraiment l’impression qu’il était surtout heureux de me voir chaque semaine pour arrondir ses fins de mois.
Il n’avait pas les compétences nécessaires pour accompagner quelqu’un dans un processus aussi lourd. Mon désir de transition a été validé très facilement : il m’a posé quelques questions rapides et s’est contenté de mes réponses pour donner son accord.
Il n’a jamais vraiment cherché à creuser mon histoire, mes difficultés, mes traumas, ni ce qui pouvait réellement expliquer mon mal-être.
Avec le recul, qu’est-ce qu’on t’a mal expliqué, ou pas expliqué du tout, avant ta transition et tes opérations ?
Avec le recul, je pense clairement qu’on n’a pas été honnête avec moi. J’ai été naïf, j’ai accordé ma confiance trop facilement et j’ai aussi beaucoup écouté la propagande transactiviste qui promettait des choses irréalistes.
On me présentait des influenceuses trans qui se disaient des femmes accomplies uniquement grâce à la transition. Mais ce n’est pas vrai, ce ne sont pas des femmes, ce sont des “femmes trans”. Et ce mot-là, “trans”, il change absolument tout. C’est un détail qui paraît insignifiant, mais qui porte en réalité un sens énorme, surtout pour les jeunes qui les écoutent et qui se laissent influencer.
On aurait dû m’expliquer clairement que la transition ne rend pas femme. On aurait dû me présenter la réalité, avec ses limites, ses conséquences, ses complications. Ce n’est pas ce qu’on m’a vendu.
Comment s’est passée la prise de conscience de ton regret ? Et comment ton entourage médical a-t-il réagi ?
Je me suis sentie extrêmement seule. Quand j’ai parlé au chirurgien de mes regrets, il m’a simplement répondu qu’il pouvait me refaire une autre vaginoplastie “pour améliorer le résultat”. Et il m’a conseillé de revoir un psychologue.
J’ai été suivie pendant sept ou huit ans par différents psychologues, et plusieurs m’ont dit, mot pour mot, qu’ils ne pouvaient rien faire pour moi. Deux d’entre eux m’ont expliqué qu’ils n’étaient pas formés, qu’ils n’avaient pas les connaissances et que leurs collègues ne les auraient pas non plus.
On m’a dit clairement : “Vous regrettez votre vaginoplastie, mais on ne peut rien y faire.” Je me suis retrouvée face à un vide thérapeutique total.
Beaucoup affirment que les détransitions sont “extrêmement rares”. Que réponds-tu à cet argument ?
C’est un discours qui m’agace profondément. J’entends souvent que les détransitionneurs représenteraient quelque chose comme “moins d’1%” mais je n’y crois pas une seconde.
Le taux de suicide augmente alors même que l’accès à la transition n’a jamais été aussi facile. Logiquement, si la transition était la solution, les suicides devraient diminuer, pas l’inverse.
Et il faut rappeler que personne ne demande aux suicidés s’ils regrettent leur transition. Personne ne m’a jamais demandé, lors de mes propres tentatives de suicide, si cela avait un rapport avec ma transition ou ma vaginoplastie…
Personne ne m’a jamais interrogée pour une étude, un sondage, rien. Donc comment peut-on affirmer que les détransitions sont “rares”, alors que personne ne se donne réellement les moyens de comptabiliser les regrets ?
Pour moi, ce fameux pourcentage est complètement faux, inventé, et je le rejette totalement.
Quel message aimerais-tu adresser aujourd’hui aux jeunes qui envisagent une transition ?
Je voudrais d’abord leur envoyer tout mon soutien. Et surtout leur dire : prenez votre temps. Une transition, ce n’est pas ce qu’on voit sur les réseaux sociaux. C’est bien plus complexe, et souvent bien plus difficile à vivre. Les conséquences physiques, mentales, sociales sont nombreuses et parfois irréversibles.
Je conseille vraiment de ne pas commencer avant 18 ans. Et même, idéalement, d’attendre 25 ans. La puberté est un processus essentiel pour le métabolisme, la santé mentale, le développement du corps, c’est la base du corps humain. La perturber trop tôt, ou la bloquer, peut avoir des conséquences graves dont on ne parle pas assez.
Entourez-vous bien aussi : famille, amis, professionnels. Parlez, échangez, consultez des psychologues ou psychiatres, même si eux-mêmes ne sont pas toujours formés, parce qu’on manque encore beaucoup de recul sur ces sujets. Mais c’est toujours ça de pris.
Et surtout, ne restez pas enfermés entre personnes trans ou dans des cercles militants LGBTQ+. Quand on ne fréquente que des gens qui pensent comme nous, on s’influence, on se conforte, on se pousse parfois dans une direction sans recul. C’est très toxique. Sortez de cette bulle !
Sur tes comptes TikTok et Instagram (@karlee.monster), tu partages ton témoignage. Quel est ton objectif à travers ces vidéos ?
Mon objectif, c’est que ce que j’ai vécu puisse servir à quelque chose. Il y a un an, j’ai failli mourir : 15 jours de coma, et les médecins avaient annoncé à mes proches que je ne survivrais probablement pas, ou que je reviendrais “en légume”.
J’ai compris que j’aurais pu disparaître dans le silence, sans que mon histoire, mes regrets, mes souffrances soient jamais prises en compte dans les statistiques ou dans le débat public. Et je refuse ça. Je ne veux pas que mon vécu soit effacé.
Alors je me dis que si j’ai survécu, ce n’est pas pour rien. Aujourd’hui, ce que je peux faire de plus utile, c’est de la prévention. C’est pour ça que j’ai créé mes comptes : pour alerter, sensibiliser, témoigner.
À long terme, j’aimerais que mes comptes prennent de l’ampleur, pouvoir intervenir dans des médias, sur des plateaux, à la radio… Pas pour interdire la transition, mais pour qu’elle soit beaucoup mieux encadrée.
Et si, pour ça, je dois devenir une “influenceuse”, même si ce n’était pas mon intention, alors très bien. Parce que face aux influenceuses trans suivies par des millions d’abonnés, il faut aussi qu’une voix comme la mienne puisse exister.
Comment imagines-tu ton avenir, tant personnellement que dans ton rôle éventuel de porte-parole ?
Honnêtement, avec ma dépression chronique diagnostiquée, j’ai du mal à imaginer l’avenir de façon positive. Mais je me souhaite du courage pour affronter tout ce qu’il me reste à traverser, et surtout de la tolérance envers moi-même, ce qui n’est pas simple tous les jours.
Quant à mon rôle de témoin : si je dois devenir la porte-parole des personnes qui regrettent leur transition, je le ferai volontiers. Je n’ai rien à perdre et tout à gagner.
Le jour de ma mort, si j’apprends que mon témoignage a sauvé ne serait-ce qu’une seule personne, ou évité un seul regret, alors j’aurai tout gagné. C’est ça, mon objectif ultime : aider, prévenir, protéger.
J’aimerais aussi aller plus loin : participer à des reportages, écrire un livre, pourquoi pas même inspirer un film basé sur l’histoire d’une personne qui détransitionne. Ce serait un moyen puissant de toucher un large public.
Est-ce que tu aimerais ajouter quelque chose ?
Oui, j’aimerais vraiment que davantage de personnes me soutiennent sur les réseaux. Parce qu’aujourd’hui, sans abonnés, sans likes, sans partages, notre voix ne porte pas. Les grands médias ne vous invitent pas si vous n’avez pas une certaine visibilité.
Et si on veut vraiment faire bouger les choses, j’ai besoin de ce soutien.
Merci encore de m’avoir donné la parole. J’espère que mon témoignage aidera et qu’il servira à beaucoup d’autres personnes. Merci du fond du cœur.
Nous remercions chaleureusement Karlee Monster pour sa confiance et pour la force de son témoignage. Son parcours, difficile et courageux, apporte une parole indispensable dans un débat où trop de voix restent invisibles.
Si vous souhaitez la soutenir ou en savoir plus, retrouvez-la sur TikTok et Instagram : @karlee.monster.
Chaque abonnement, chaque partage, lui permet de faire entendre cette réalité et d’aider d’autres personnes à ne pas rester seules.
Propos recueillis par Zadig pour Focus LGB.
11/11/2025
Une étude nord-américaine récente, la plus importante du genre depuis des décennies, a interrogé près de 1000 personnes ayant interrompu ou inversé leur transition. La majorité étaient nées femmes et avaient entamé un parcours médical dès l’adolescence : hormonothérapie, chirurgie thoracique, changement d’état civil… avant de réaliser que ces transformations ne répondaient pas à leur mal-être.
Mais les femmes ne sont pas les seules concernées. Des hommes également détransitionnent, parfois après des années de traitements hormonaux ou de chirurgie. C’est le cas par exemple de Karlee Monster, une créatrice de contenu française, née homme, qui a vécu une dizaine d’années en tant que femme trans avant de regretter sa transition et sa vaginoplastie. Selon elle, et la concernant, un retour en arrière n’est pas envisageable.
Dans ses vidéos, elle décrit une profonde désillusion : « À 17 ans, naïf, j’ai sincèrement pensé pouvoir devenir une femme. Mais je me suis rendu compte trop tard qu’on ne peut pas devenir un homme ou une femme. On peut juste devenir quelque chose entre les deux : un homme trans ou une femme trans », confie-t-elle. Comme beaucoup, même si elle a scrupuleusement respecté la procédure prévue, elle estime avoir été orientée trop vite vers la transition, dans un contexte médical peu enclin à explorer d’autres causes à son mal-être.
Pourquoi revenir en arrière ? Les raisons évoquées sont multiples. Pour beaucoup, le soulagement espéré n’est pas venu, le mal-être a persisté et était souvent enraciné ailleurs : sexisme, homophobie intériorisée, traumatismes, autisme… Beaucoup décrivent un accompagnement psychologique superficiel et un manque d’information avant les décisions irréversibles.
Mais après la détransition, une autre épreuve commence : l’isolement. Ces personnes se sentent rejetées par les communautés trans et LGBT+, accusées de trahir la cause. Plusieurs parlent même de "détransphobie" : impossibilité de raconter son parcours sans être insulté ou réduit au silence. « J’ai perdu tous mes amis et tout mon réseau quand j’ai détransitionné », confie une personne au National Post. « Je me sens totalement isolée du reste de la communauté "queer". »
Sur le plan médical, c’est un désert. Seules 29% des personnes interrogées ont trouvé un soignant compétent pour les accompagner, 16% ont eu accès à un soutien psychologique adapté, et à peine 11% ont reçu des informations fiables sur les effets de l’arrêt des hormones. Certaines se battent pour trouver un chirurgien prêt à pratiquer une reconstruction mammaire, par exemple, ou un traitement pour les effets secondaires d’une hormonothérapie interrompue. Beaucoup décrivent un sentiment d’abandon par les mêmes médecins qui les avaient suivies dans leur transition.
Ces parcours rappellent la nécessité d’un véritable discernement avant toute transition médicale, surtout chez les jeunes. La transition ne doit pas être présentée comme une solution universelle. Chez certains, c’est justement leur détransition, souvent douloureuse, qui leur a enfin permis de comprendre l’origine de leur mal-être et de se réconcilier avec leur orientation sexuelle ou leur corps.
Sur les réseaux sociaux, la trend "Trans vs Detrans" illustre cette parole libérée : des visages, des témoignages, des sourires, parfois après des années de souffrance. Derrière ces récits, une même demande, celle d’être écoutés sans jugement ni récupération politique.
Ces personnes ne veulent pas prouver que « la transition est mauvaise ». Elles veulent simplement que leur expérience ait, elle aussi, sa place.
Isaac
09/10/2025
« J’ai commencé à fréquenter d’autres homosexuels vers 18 ans. C’était à Paris, au début des années 2000. On sortait entre amis, dans quelques bars gays, souvent les mêmes. Je n’ai jamais été un grand fêtard, mais j’aimais cette ambiance, celle d’un petit monde à part, bienveillant, où je pouvais être moi-même sans peur du regard des autres.
On n’avait pas besoin de grandes théories ni d’étiquettes compliquées. On était gays, lesbiennes, bisexuels. C’était simple.
À cette époque, entre 2005 et 2015, on allait presque tous les ans à la Marche des fiertés. Ce que je ressentais alors, c’était une joie tranquille, une impression d’appartenir à une grande famille. On riait, on dansait, on se sentait libres. Personne ne nous jugeait.
Je me souviens qu’on applaudissait les chars de tout le monde, des partis politiques (même de droite), des syndicats ou encore celui de la police. L’ambiance était légère, inclusive au vrai sens du mot. C’était une fête où notre seule revendication, finalement, c’était le droit d’exister comme tout le monde.
En 2012 et 2013, j’ai manifesté pour le mariage pour tous, et contre ceux qui voulaient nous l’interdire. C’était une période forte. On y croyait, on était fiers, on se sentait utiles. J’ai été heureux d’y participer, d’être dans la rue pour défendre quelque chose de juste. Et quand la loi a été adoptée, j’ai ressenti de la gratitude. On se disait que la France avait tenu sa promesse d’égalité.
Alors, peu à peu, les marches se sont vidées, les revendications se sont apaisées. On avait obtenu ce pour quoi on se battait depuis des années.
Puis au fil du temps, quelque chose a changé. Les marches, les bars, les affiches, les stickers sur les murs du marais, tout ça n’était plus les mêmes. L’ambiance n’était plus celle d’une fête entre semblables, mais celle d’un grand meeting politique.
Les pancartes des marches parlaient de tout, mais de moins en moins d’homosexualité. On y lisait des slogans extrêmes, souvent agressifs. On y parlait de transidentité, de racialisme, d’anticapitalisme, de « convergence des luttes », de Palestine, et parfois même de haine de la police, là où, autrefois, on l’applaudissait. Et puis il y avait ces accoutrements de plus en plus provocants, parfois grotesques, qui semblaient chercher à choquer plus qu’à rassembler. Je regardais ces cortèges et je ne m’y retrouvais plus.
Au début, j’ai voulu rester solidaire. Après tout, on faisait partie de la même “communauté LGBT+”. Mais plus le sigle s’allongeait, moins je savais ce qu’il voulait dire.
Je suis homosexuel. Ma vie, mes combats, mes difficultés sont liés à mon orientation sexuelle, pas à mon “identité de genre” ni à mes origines ethniques ou sociales. Pourtant, on me disait que je devais soutenir ces autres luttes pour être un “vrai allié”. Alors j’ai essayé, par réflexe, par gentillesse, peut-être aussi par peur d’être jugé.
Mais plus les années passaient, plus je voyais les homosexuels disparaître derrière d’autres causes. Et j’ai fini par constater quelque chose d’encore plus troublant : des propos homophobes émanant de ceux-là mêmes qui se disaient “inclusifs”. Des discours qui minimisaient notre histoire, nos souffrances, nos combats. Je me suis senti trahi. Comme si notre voix, celle des gays, des lesbiennes et des bisexuels, n’avait plus sa place dans le mouvement que nous avions pourtant bâti.
Alors j’ai pris du recul. J’ai compris que je n’avais plus rien de commun avec ces nouvelles luttes. Je ne veux pas “abolir le genre” ni “renverser le patriarcat mondial”. Je veux simplement que les homosexuels puissent vivre libres, aimer librement, sans peur ni honte. Ce n’est pas un programme politique, c’est un principe humain.
Un jour, j’ai découvert que je n’étais pas seul à penser ainsi. J’ai lu des témoignages, vu des comptes qui disaient tout haut ce que je ressentais en silence. Parfois, c’étaient des gens avec des idées politiques très marquées, qui ne me ressemblaient pas non plus. Et parfois, des personnes qui, comme moi, voulaient simplement revenir à l’essentiel : défendre les droits des lesbiennes, des gays et des bisexuels, sans se perdre dans des idéologies qui n’ont rien à voir avec nous.
C’est là que j’ai appris que le collectif Focus LGB était en train de se créer. Je l’ai rejoint et j’y ai retrouvé cette clarté, cette sincérité, cette volonté d’être juste. Aujourd’hui, j’y participe modestement, en écrivant parfois des textes ou des tweets.
Je ne cherche pas à diviser ni à exclure qui que ce soit. Je veux simplement dire que nous avons, nous aussi, le droit de choisir nos combats. Et le mien, celui qui m’anime depuis mes 18 ans, c’est celui d’aimer les hommes librement et de défendre la place des homosexuels dans une société qui semble parfois l’oublier. »
02/10/2025
C’est dans un restaurant du centre de Paris que nos échanges, à la fois chaleureux et percutants, ont permis de revenir sur son parcours hors normes : d’icône d’une masculinité différente sur les écrans de télévision à figure publique engagée.
Très impliqué dans la protection des enfants, un combat qui traverse toutes ses réponses, Vincent Mc Doom partage avec nous : souvenirs, convictions, conseils aux jeunes et analyses sur les luttes LGB. Un regard sincère, tranchant et parfois dérangeant sur la communauté LGBT+ et ses dérives.
[Focus LGB]
Vincent, vous avez marqué la télévision dans les années 2000. Que faites-vous aujourd’hui, et quelles sont vos priorités ?
[Vincent Mc Doom]
Aujourd’hui, j’aide les jeunes à trouver leur voie, dans leur carrière mais aussi dans leur vie. J’ai la chance, à 60 ans, de choisir ce que j’ai envie de faire. Je ne veux plus être le faire-valoir de qui que ce soit.
En ce moment, je fais du théâtre, ce qui me passionne. J’ai joué dans des pièces avec Julie Arnold, Pascal Olmeta, et je prépare une nouvelle pièce avec Natacha Amal. J’aime aussi la télévision, mais elle a beaucoup changé. Avant, il y avait plus de spontanéité, moins de censure, surtout dans les émissions en direct. Aujourd’hui, tout est contrôlé, on coupe souvent ce qui est le plus important. La télé suit une ligne décidée par la chaîne, par le présentateur, parfois même par la politique. Et si tu es contre cette ligne, alors on te censure, on ne t’invite pas.
Mais ma vraie cause, ce sont les enfants : les protéger des abus, de la pédophilie ou encore alerter sur les dangers de transitionner un enfant trop tôt.
Notre collectif rassemble des personnes de tous horizons politiques, de la gauche radicale à la droite radicale, autour d’un même objectif : défendre les droits des LGB et dénoncer les dérives du sigle LGBTQIA+. Que pensez-vous de cette diversité et du rapport entre engagement associatif et politique ?
Je trouve ça important, parce qu’il faut de tout pour faire un monde. Tout le monde ne peut pas penser pareil. Dieu nous a donné le libre arbitre : chacun choisit entre le bien et le mal, et chaque choix a des conséquences.
Chaque parti politique est construit, à l’origine, avec l’intention de faire du bien. Mais quand l’avidité et la soif de pouvoir entrent en jeu, les gens se perdent et c’est là que commencent les problèmes.
Moi, j’ai toujours dit : quand tu es une association ou une personnalité, si un jour tu as besoin d’aide, c’est préférable de ne pas afficher de bord politique. Parce que je crois dans la gouvernance, mais je ne crois pas dans la politique.
Chez Focus LGB, nous essayons aussi de rester sur des sujets qui dépassent les clivages partisans. Comme l’écologie, la lutte contre les violences faites aux femmes ou aux enfants, la défense des droits des homosexuels devrait rassembler tout le monde, sans qu’il soit nécessaire d’être de gauche ou de droite. Partagez-vous cette vision ?
Oui. Si quelqu’un de gauche fait quelque chose de bien, je le dis. Quand le PS a instauré le mariage pour tous, c’était une bonne chose : maintenant, les homosexuels peuvent se marier. Mais on ne peut pas non plus dire que Macron n’a rien fait de bien, ou que Jacques Chirac n’a rien fait de bien. À un moment, il faut savoir le reconnaître.
Pour beaucoup de gens de notre génération, vous avez marqué la télévision avec La Ferme Célébrités. Pour la première fois, en prime time, on voyait un homme qui assumait pleinement sa part de féminité, et ça a montré qu’il existait d’autres masculinités possibles. Qu’est-ce que cette émission a représenté pour vous ?
Au départ, je ne voulais pas faire de télé-réalité, parce que ça avait mauvaise réputation. Mais j’ai accepté parce que j’avais besoin de travailler, et je n’ai aucun regret. Sans cette émission, les gens n’auraient peut-être jamais vraiment compris qui je suis. Là, ils m’ont vu tous les jours, pendant dix semaines, sans filtre.
J’ai réalisé que je devenais une sorte de pionnier. Avant moi, il y avait bien sûr des figures comme Coccinelle ou Bambi, mais elles disparaissaient une fois la scène quittée. Moi, ma vie était dans le quotidien des Français, à ciel ouvert. Et après l’émission, malgré mes robes, mon maquillage, mes talons, on m’appelait enfin « Monsieur Mc Doom ». Pour moi, c’était énorme : j’avais attendu toute ma vie qu’on me reconnaisse ainsi. C’était le trophée qu’il me manquait.
Ce qui m’a le plus marqué, ce sont les retours du public. Quand un père hétéro me dit « Grâce à vous, je comprends mieux mon fils », ou qu’un jeune gay m’explique « Grâce à vous, je peux porter des talons et ma grand-mère l’accepte », je sais que ça a compté.
Autre chose d’incroyable, c’est que lorsque je m'habillais en pantalon, le public devenait presque désobligeant en me disant « Monsieur Mc Doom, vous êtes plus joli en robe ! ». Là vous réalisez que vous êtes devenu mainstream et que le public vous réclame, vous, tel qu'il vous aime. J’ai ouvert la porte à une autre forme de masculinité, que beaucoup diabolisaient alors.
Êtes-vous fier de ce rôle que vous avez joué en ouvrant la voie à une autre visibilité ?
Oui, c’est une grande fierté. Je suis conscient de la porte que j’ai ouverte. Parfois, les gens me disaient « Monsieur Mc Doom, vous n’êtes pas grimé. » Ça peut sembler anodin, mais ça veut dire que je faisais déjà partie de leur vie et que j’avais gagné leur cœur.
Ce qui est plus paradoxal, c’est que je n’ai jamais souffert d’homophobie directe du grand public. Le seul vrai rejet est venu de la communauté LGBT elle-même, qui n’a jamais su où me classer. Ni gym queen, ni drag, ni trans, ni bear… Moi, je suis incasable. Et ça dérangeait, parce qu’ils avaient besoin de me mettre dans une case.
Pourtant aujourd’hui, certains essaient de me récupérer pour la cause LGBT, alors que je n’ai jamais eu besoin de dire que je suis homosexuel, c’est le public qui a projeté ça sur moi.
De manière générale, pensez-vous que le regard de la société a changé entre votre sortie de La Ferme et aujourd'hui ?
Oui, beaucoup. Les jeunes hommes n’ont plus peur d’assumer qui ils sont. Ils s’habillent comme ils veulent, parfois même en talons, et ça passe. La visibilité et la tolérance sont beaucoup plus grandes.
Mais attention : quand ça devient une idéologie et qu’on commence à imposer, ça me dérange. Moi, je n’ai jamais imposé quoi que ce soit, et c’est ce qui fait la différence.
La France reste l’un des pays les plus tolérants. Le mariage pour tous a normalisé la situation et donné les mêmes droits aux gays et aux lesbiennes. Mais j’ai l’impression que certains oublient ces acquis et, avec le wokisme, on est en recul par rapport à ces avancées.
Nous, ce qu'on dit chez Focus LGB, c'est que les homosexuels se sont beaucoup battus pour le mariage pour tous. Mais une fois obtenu, c’est comme s’ils avaient baissé les bras et laissé la place vacante à d’autres…
Exactement. Certains ont laissé d’autres minorités prendre non seulement la place, mais aussi la parole. Et ces minorités ont commencé à aboyer plus fort, à chercher une validation qu’elles n’avaient pas en interne.
Je pense notamment que la communauté T a été largement récupérée par les politiques qui s’en sont emparés. On est alors entrés dans une ère woke, une sorte de dictature des minorités. Or, une démocratie, c’est la majorité qui décide. La situation actuelle est un déséquilibre, mais je pense que ce n’est pas durable : la majorité finit toujours par reprendre le dessus.
On a l’impression qu’aux lettres LGB, on a ajouté toujours plus de lettres pour y inclure un maximum de revendications possible. Qu’en pensez-vous ?
Moi je parle de “communauté alphabet”. On a mis ensemble les LGB, qui sont des sexualités, puis on a ajouté le T et ensuite d’autres lettres, des “+”. Mais pour moi, beaucoup de ces ajouts ne sont pas des sexualités, ce sont des idéologies. Mais si on dit ça, on nous accuse d’être homophobe ou transphobe. Mais comment moi je pourrais être transphobe ? J’ai ouvert le chemin, j’ai assumé publiquement ma féminité à une époque où c’était loin d’être simple. Même si en réalité je n’ai jamais voulu être porte-parole ou porte-drapeau de quoi que ce soit, j’ai juste voulu être moi-même.
Dans le passé, des figures comme Coccinelle ou Bambi avaient, elles, fait leur transition pour vivre leur vie de femme, sans rien imposer aux autres. Aujourd’hui, une partie de la communauté T veut imposer ses choix à tout le monde, et ça change complètement la donne.
Selon vous, la cohabitation peut-elle être harmonieuse au sein de la communauté LGBT+ ou les tensions internes sont inévitables ?
Je ne pense pas que le sigle LGBTQ+ désigne une seule communauté : les trans sont fondamentalement en tension avec les gays. Je n’ai rien de négatif à dire sur les couples de même sexe : « love is love », tant que c’est entre adultes consentants.
En revanche, je suis critique de ce que j’appelle la dictature d’une minorité.
Un religieux ne devrait pas être forcé de célébrer un mariage auquel il s’oppose, une femme ne devrait pas être obligée de concourir contre un homme biologique en sport, ni de se changer dans un vestiaire avec lui. Ce n’est pas la liberté, c’est de l’oppression. Beaucoup de frustrations actuelles viennent de cette nouvelle culture de l’oppression, où exprimer ce genre d’idées peut vous valoir d’être puni.
Notez bien que je respecte aussi que d’autres puissent avoir une opinion différente.
Nous, ce qui nous dérange surtout, c’est quand on commence à dire à des enfants “Si tu es efféminé ou masculine, change de sexe”. Comme pour effacer leur homosexualité. Est-ce aussi votre inquiétude ?
Oui. La dysphorie de genre existe vraiment, mais c’est une souffrance qui devrait être accompagnée psychologiquement, pas par une mutilation irréversible. Couper, médicaliser à vie, rendre dépendant aux hormones, c’est créer un handicap. Et surtout, il faut absolument protéger les enfants : leur adolescence est une étape clé. Les entraîner dans cette confusion, leur donner des bloqueurs de puberté, c’est dramatique. J’ai vu des cas où, une fois adulte, certains voulaient revenir en arrière mais étaient devenus stériles. C’est trop grave pour être banalisé.
Pour moi, forcer un enfant à changer de sexe, c’est de l’abus, et même de la non-assistance à personne en danger. La préadolescence et l’adolescence sont des périodes cruciales pour le développement personnel, biologique et psychique.
Les jeunes doivent pouvoir explorer leur identité et leur sexualité sans pression extérieure. Intervenir trop tôt, par des bloqueurs hormonaux ou une chirurgie, peut causer des mutilations, des handicaps à vie et un besoin d’aide médicale continue.
Je dis aux jeunes : ignorez la pression sociale ou médiatique, cherchez l’information fiable, et suivez un processus sérieux avant toute décision irréversible. Les adultes doivent les laisser grandir et décider quand ils sont prêts, après avoir vécu et expérimenté suffisamment de choses dans leur vie.
D’ailleurs on voir des célébrités américaines mettre en avant leurs enfants qui changent de sexe. Quel est votre regard là-dessus ?
Ça me choque. Aux États-Unis, à Hollywood, certains se servent de leurs enfants comme d’un accessoire pour exister médiatiquement. On l’a vu avec Dwyane Wade, Charlize Theron, Megan Fox. Ces gens-là ont une influence. Quelle meilleure façon de faire passer un message que par des personnes qu'on aime ? Si des personnes qu'on admire le font, alors nous aussi on peut le faire… Le problème est là. Or, un enfant, ce n’est pas un sac à main. On leur interdit de fumer ou de boire à 6 ans, alors pourquoi leur permettre un changement de sexe ? Moi aussi on m’a dit plusieurs fois “Vincent, termine le travail”. Mais j’ai refusé : si un homme veut une femme, qu’il aille avec une femme. J’assume d’être un homme féminin. On doit respecter le choix des adultes, mais surtout protéger les enfants.
De manière générale, on observe de plus en plus de transitions précoces et de revendications dans la communauté trans. Certaines personnes procèdent parfois à un changement de sexe avec des influences extérieures. Quel est votre regard sur cette évolution et ses excès ?
Le problème, c’est que beaucoup de transitions ne viennent pas d’un véritable besoin, mais effectivement de pressions sociales ou communautaires. On voit de plus en plus de témoignages de détransition, et il est important d’écouter ces expériences et le mal-être qui peut s’installer. Mais ce qui me choque, c’est l’État qui change l’état civil de certaines personnes qui gardent leurs organes masculins et qui imposent que je les appelle “Madame”. Ça c’est une farce. Une farce !
Dans certains cas, ce changement de sexe sert à autre chose : certains gardent leur pénis tout en se faisant greffer des seins, souvent pour la prostitution. Pour moi, ces personnes sont des travestis, pas des femmes trans. Si quelqu’un change réellement de sexe, il devient vraiment femme : pas nécessairement biologique, mais pleinement intégré dans sa nouvelle identité.
Ce qui m’interroge, c’est aussi cette tendance à s’arroger le statut de “plus femme que les femmes biologiques”, alors que les vraies femmes ont été leur inspiration et ont travaillé dur pour leurs droits. C’est le même problème avec certaines célébrités : par exemple, Caitlyn Jenner, qui arrive de nulle part et est désignée “Femme de l’année”, à peine un an après en être devenue une. Pour moi, ça pose problème.
On voit aussi de plus en plus de femmes trans dans le sport ou dans des espaces réservés aux femmes, parfois au détriment des femmes biologiques elles-mêmes. Que pensez-vous de cette situation et de ses conséquences ?
Je trouve ça lâche. Ces personnes n’ont pas réussi à performer dans la catégorie masculine, alors elles essaient de dominer les femmes. Je suis pour la parité dans le travail, mais le sport est différent : le physique masculin n’est pas le même que le physique féminin.
Dans les espaces réservés aux femmes, si quelqu’un est une femme trans ayant fait la chirurgie complète, pourquoi pas. Mais si elle est seulement grimée comme une femme, elle n’a pas le droit. Dans le sport, la plupart des trans n’ont pas fait le parcours complet. Et on voit souvent d’anciens hommes dans les catégories féminines, jamais l’inverse, parce qu’elles savent qu’elles ne gagneraient jamais dans leur catégorie. Cela fausse la compétition et c’est souvent cautionné par la politique, je ne trouve pas ça normal.
Si vous aviez en face de vous un jeune homme qui se questionne sur sa sexualité ou sur la possibilité de transitionner, que lui diriez-vous aujourd’hui, avec votre expérience et votre maturité ?
Ça m'est déjà arrivé. Et je suis très fier et très content de dire que j'ai aidé des jeunes qui ont eu cette problématique et qui sont venus me voir. Je leur dis de prendre le temps de peser le pour et le contre. Il faut passer par une période de suivi psychiatrique, pour comprendre leurs motivations et réfléchir aux conséquences.
Je leur explique que, même si changer de sexe peut sembler résoudre un malaise, la dysphorie reste présente, et le plaisir sexuel peut être profondément affecté. On perd beaucoup plus qu’on ne gagne. Les relations sexuelles deviennent plus compliquées, et il faut comprendre que l’attraction de quelqu’un pour toi repose souvent sur ton sexe biologique.
J’évoque aussi mon expérience avec Coccinelle, que j’ai rencontrée à Marseille dans son cabaret : elle m’a dit que, même si elle avait fait sa transition et était satisfaite, elle n’avait jamais pu retrouver une vraie relation sexuelle. Elle m’a dit « Ne changez pas de sexe. Un homme qui veut une personne comme vous, c’est votre sexe masculin qui l’intéresse. Si c’était votre sexe féminin, il irait voir une femme. »
Mon conseil aux jeunes : explorez votre sexualité, expérimentez, et ne prenez pas de décisions irréversibles trop tôt. À l’adolescence, il est normal de se questionner et d’être confus. Ce n’est qu’une fois qu’on a expérimenté pleinement sa sexualité qu’on peut réfléchir sereinement à ce type de décision.
Vous n’avez jamais pensé à changer de sexe vous-même ? Est-ce que ça vous a déjà traversé l’esprit ?
Non, ça ne m’a jamais traversé l’esprit. Même quand certains hommes me proposaient « Vous êtes très joli, changez, greffez-vous une paire de seins et faites les choses », je leur répondais que ce sont des opérations lourdes et coûteuses (d’ailleurs, ce n’est pas aux autres de payer pour la dysphorie de quelqu’un d’autre). Je leur disais aussi « Si vous aimez tant les femmes, pourquoi ne sortez-vous pas avec une vraie femme ? Vous n’avez pas besoin de moi. »
En fait, ceux qui étaient attirés par moi l’étaient par ce mélange de féminité et d’attributs masculins. Dans mon cas, ce n’est pas une maladie, ce n’est pas mental, c’est simplement qui je suis.
La plupart du temps, je n’ai pas eu de relation avec des hommes homosexuels, plutôt avec des hétéros curieux. Quand ces relations se terminaient, ils retournaient à leur vie normale, beaucoup avaient des enfants et étaient mariés avec une femme.
Ces dernières semaines aux États-Unis, certains sujets préoccupants ont refait surface, notamment la surreprésentation de certaines personnes transgenres dans des tueries de masse. Que pouvez‑vous nous dire à ce sujet ?
C’est un sujet important. La presse, les médias, les politiques et même certaines personnes trans normalisent un phénomène de violence trans. Le pourcentage de violence trans est bien plus élevé qu’on ne le croit, et quand on en parle, on est immédiatement taxé de transphobe.
Aux États-Unis, on observe une épidémie d’actes violents de la part de personnes transgenres, comme Audrey Hale, Anderson Lee Aldrich, Alec McKinney, ou encore, plus récemment, Robin Westman, le mass-shooter du Minnesota contre des enfants dans une école catholique. Pourtant, les médias n’insistent pas sur ce détail, faute de connaissances ou par idéologie.
Il est urgent que les politiciens arrêtent de présenter la question trans comme une lutte pour les droits civils et qu’ils la traitent comme ce qu’elle est : un problème de trouble mental, dont les enfants peuvent devenir les victimes.
Posons les bonnes questions : quel est le pourcentage de la population trans aux États-Unis ? Et quel est le pourcentage de trans impliqués dans des homicides ? Ce dernier chiffre est beaucoup plus élevé que la normale. Ce sont juste les chiffres, les chiffres ne mentent jamais.
Et même si ces événements sont américains, leurs conséquences se font sentir ailleurs : quand les Américains toussent, nous, on attrape la grippe juste après…
Que pensez-vous des mouvements LGBT+ qui, lors des marches des fiertés, utilisent ces événements pour porter des messages sur d’autres causes, comme la Palestine (« Queers for Palestine »), qui ne sont pas directement liés aux droits LGB ?
Bien sûr, chacun a le droit d’être gay et de militer pour une cause qu’il soutient. Mais j’ai l’impression que certaines personnes LGBT+ qui se battent pour la Palestine récupèrent cette cause pour se mettre en avant, elles-mêmes. Elles mélangent les choses et le font dans un contexte qui n’a rien à voir. Pourquoi le faire de cette manière-là ? Je n'ai pas l'impression que ce soit authentique.
C’est devenu une mode pour se valider entre eux plutôt qu’un vrai engagement sur le terrain. Si ces militants devaient vraiment aller en Palestine pour faire de l’humanitaire, ils n’iraient pas habillés comme à leurs prides, sinon ils se feraient zigouillés. Ils iraient habillés comme des femmes ou des mecs tout à fait normaux. Utiliser la gay pride pour mettre en avant d’autres causes me paraît irrespectueux et pas honnête.
Chez Focus LGB, on nous parle aussi de la Gestation Pour Autrui (GPA) pour les couples d’hommes. Quel est votre avis sur ce sujet et sur ce que cela implique pour l’enfant et la mère porteuse ?
Je suis pour que des couples homosexuels puissent avoir des enfants, tant qu’ils sont amoureux et prêts à élever l’enfant. Il n’y a aucun problème à vouloir être parent, que l’on soit hétéro, lesbienne ou gay.
Mais il y a des limites importantes à considérer. L’enfant n’est pas un objet ni un accessoire : il a besoin d’un équilibre, idéalement avec la présence d’une figure masculine et d’une figure féminine. Certains recours à la GPA peuvent être égoïstes, centrés sur le désir des parents plutôt que sur le bien-être de l’enfant.
Je pense aussi aux mères porteuses : parfois, elles développent un lien fort avec l’enfant et peuvent refuser de le céder.
Et puis il existe d’autres possibilités que la GPA : concevoir naturellement si on n’a pas de problème de fertilité, ou adopter des enfants qui ont déjà besoin d’amour et d’un foyer.
La GPA soulève des questions éthiques et émotionnelles pour tous les concernés. Pour moi, commander un enfant comme un produit est inadmissible. L’enfant doit toujours être au centre des décisions.
On reproche parfois à différentes personnalités LGBT+ de chercher la visibilité en suivant les modes du moment ou en s’humiliant dans les médias. Cherchez-vous à éviter cela ?
Personnellement, tout ce que je dis et fais, c’est mûrement réfléchi, avec bienveillance et amour, parce que je le vis dans ma chair. Je ne parle jamais d’un sujet que je ne connais pas.
Ma visibilité n’a jamais été forcée : elle vient de mon authenticité. Je ne cherche pas à surjouer ou à me conformer à une ligne en vogue. Le public ressent quand quelque chose n’est pas authentique, et ça ne fonctionne pas.
Je ne comprends donc pas cette logique où certains s’humilient pour exister médiatiquement. Pour moi, personne n’a le droit de me rabaisser ou de me tourner en dérision, que ce soit des célébrités comme Cyril Hanouna (par rapport à ce qu’il a fait avec Matthieu Delormeau), le Pape, le Président, ou qui que ce soit d’autre.
Les drag queens ont le vent en poupe en ce moment. Selon vous, le drag est-il un art qui peut aussi s’adresser aux enfants ou doit-il rester réservé au monde adulte ?
Qu’est-ce qu’une drag queen a jamais fait pour qu’on doive l’admirer autant, à part se maquiller, se rouler par terre et faire des choses sexuelles sur scène ? Je ne comprends absolument pas pourquoi vous voulez influencer vos enfants avec ça ! Accepteriez-vous qu’une strip-teaseuse ou une star du porno les influence ? Ça n’a aucun sens. Le drag est un univers d’adultes : sur scène ou en coulisses, il y a beaucoup de sexualité, de nudité et de substances illicites. Je ne pense vraiment pas que ce soit un monde dans lequel entraîner les enfants. Ils peuvent s’amuser autrement, comme nous le faisions : jouer à se déguiser, se maquiller entre copains, mettre des talons hauts… Mais impliquer les enfants dans le drag est irresponsable.
Je comprends que certains parents veuillent paraître « cool », « dans le coup », pas homophobes… Mais on peut élever un enfant normalement, sans l’inclure dans ce que j’appelle « le délire sexuel gay ». Et honnêtement, vous ne rendez pas service à la communauté LGBT : elle a déjà une réputation sulfureuse, inutile d’en rajouter en y mêlant des enfants. Gardez-les à la maison, emmenez-les à Disneyland ou au cirque, mais pas dans les clubs.
À 18 ans, pourquoi pas, pour un anniversaire. Mais avant, n’envoyez pas de mauvais signaux : un enfant a droit à une éducation correcte, avec de bonnes bases et une construction équilibrée. Exposer les enfants au drag est néfaste pour leur stabilité mentale et leur développement.
En 2004, vous publiiez votre autobiographie L’Homme que je suis. Pour vous, qu’est-ce qu’être un homme en 2025 ?
Pour moi, un homme, c’est la deuxième moitié de la création de Dieu, complémentaire à la femme. Son rôle, c’est aussi fonder une famille et contribuer à la continuité de la lignée. Ce qui définit un homme, ce n’est pas sa sexualité, mais sa capacité à assumer ses responsabilités, à construire et transmettre.
On peut être gay, mais avoir la possibilité, si on le souhaite, d’avoir une femme ou un enfant : c’est ça pour moi le privilège d’être un homme, celui de pouvoir fonder une génération.
Vous n’avez pas peur qu’on vous qualifie de réactionnaire en parlant de relation homme-femme, de famille et de reproduction ?
Mais non, pas du tout ! Pourquoi ? Pour moi, un homme, c’est la moitié de l’autre, celle qui permet de fonder une famille et de perpétuer les générations. Même une féministe qui choisit la monoparentalité a besoin d’un homme pour faire un enfant. Ce n’est pas réactionnaire de dire qu’un homme contribue à la continuité de la vie.
Un homme ne se définit pas par sa sexualité, sa force ou son pouvoir, mais par sa capacité à participer à la création et à la transmission de la vie. Deux femmes ou deux hommes ne peuvent biologiquement donner naissance : c’est là toute la beauté et la responsabilité de l’homme.
Et vous, quel homme êtes-vous en 2025 ?
L’homme que je suis en 2025, c’est l’homme que j’ai toujours été. Celui qui a grandi après avoir été violé entre 9 et 13 ans, et qui a compris qu’il faut protéger les enfants. La protection d’un enfant n’est pas que le rôle d’une femme, c’est aussi celui d’un homme. Je veux quitter ce monde mieux que je l’ai trouvé, et ce que j’aimerais que l’on retienne de moi, c’est mon intégrité. Si ma voix peut aider ne serait-ce qu’une personne, mon travail est déjà accompli.
Dans mon livre, L’homme que je suis, récemment réédité, je raconte tout ce que j’ai vécu. Quant aux jugements des autres sur ma personne, si quelqu’un ne me connaît pas, ça ne me regarde pas.
Je déteste l’uniformité et le fait que tout le monde doive penser et s’habiller pareil. Je reste « old school », je n’utilise pas les applications de rencontre. Si je veux rencontrer quelqu’un, je peux le faire dans la rue. Ce que j’apprécie, c’est quand quelqu’un a le courage de ses convictions.
Alors peut-être que des gens vont dire que je suis vieux et aigri. Je suis tout sauf aigri. Et quand tu me regardes, à 60 ans, je ne fais pas mon âge. Mais depuis que je suis devenu une personnalité publique, je me suis toujours imposé de dire ce que je pense, même si cela me vaut la censure sur les réseaux sociaux. Je ne vis pas pour les likes ou les abonnés : les vrais influenceurs sont ceux qui ont quelque chose à dire.
Ce que je trouve incompréhensible, ce sont ces jeunes qui après avoir gagné de l’argent sur les réseaux sociaux, s’exilent à Dubaï, alors que la France leur a offert la possibilité d’exister. J’aime trop la France. La France est magnifique. Ce berceau du luxe et du bon goût m’a permis d’être moi-même et d’exprimer ma voix. Aujourd’hui, beaucoup sont prisonniers d’idéologies ou de systèmes et se croient libres, mais ils sont enfermés derrière leurs propres barreaux.
Pour conclure cet entretien, qu’est-ce que vous pouvez souhaiter à Focus LGB, sachant que c’est encore un très jeune collectif ?
Ce que je trouve intéressant chez vous, c’est votre apolitisme. C’est une force : cela vous permet de travailler avec n’importe quel parti, d’exposer vos projets, vos objectifs, et de chercher de l’aide si nécessaire. Vous revenez ainsi aux basiques de ce que sont les LGB, à ce pour quoi cette communauté s’est toujours battue.
Il est important de remettre l’église au milieu du village et de se rappeler pourquoi et comment nous avons acquis ces droits. Il ne faut pas endommager ce que nous avons construit en se laissant entraîner par des causes ou des luttes qui ne concernent pas directement les LGB.
Je pense à certaines associations comme Eros : l’idée était bonne, mais malheureusement, elles deviennent trop politiques, parfois extrêmes. Si une association veut toucher tout le monde, elle doit rester ouverte à tous, au-delà des bords politiques. Les dérives politiques peuvent nuire à la cause. Même si je respecte les militants, il faut veiller à ne pas s’éparpiller sous prétexte de plus de visibilité.
Enfin, je me souviens d’un conseil que Line Renaud m’avait donné : ne mener qu’un combat à la fois pour ne pas diluer le message. Si vous parvenez à suivre ce conseil, à rester concentrés sur vos objectifs principaux, alors tout ira bien.
Propos recueillis par Zadig pour Focus LGB.
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